Comment traiter une défaite électorale

Ce dimanche 25 mai 2014 les partis de gouvernement n’ont pas remporté la victoire aux élections européennes, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le LSAP, un des grands partis de ce gouvernement, a été le grand perdant de ce scrutin. D’autres partis socialistes et sociaux-démocrates de l’Union européenne ont connu les mêmes affres de la défaite électorale. L’analyse de la défaite a commencé dès la sortie des résultats. Tout le monde y va de la sienne.

Pour le LSAP se pose la question célèbre. « Que faire ? » Car il est bien certain qu’on ne peut pas passer outre comme si de rien n’était. Une analyse électorale se passe à plusieurs niveaux : celui du parti, de son programme, de son activité gouvernementale, de son organisation, de son administration, de sa base ; celui du contexte électoral, c’est-à-dire les autres partis, petits et grands, et le contexte européen évidemment ; enfin celui des personnalités, pour de nombreux électeurs de notre pays le plus important.

Face à cette défaite terrible (perdre 7 à 10% alors qu’on a 17 ou 18% normalement est extraordinaire) il faut que la gauche sociale-démocrate s’interroge et fasse son analyse.

Il faut du temps, de la patience, de la profondeur. Pour l’y inciter, la Fondation Robert Krieps ouvre son site à tous ceux qui ont quelque chose à dire de façon constructive, critique, orientée vers l’avenir.

J’invite ceux-là à nous faire part de leurs idées, de leurs remarques, de leurs analyses. Nous les publierons volontiers sur ce site qui sera le blog de tous ceux qui veulent une gauche sociale-démocrate forte et efficace, renouvelée et portée vers l’avenir.

Ben Fayot

Président de la Fondation Robert Krieps