Le Luxembourg dans la ligne mire de la « Westforschung », 1931-1940, Bernard THOMAS

La FRK invite à la conférence publique de Bernard Thomas sur « Le Luxembourg dans la ligne de mire de la Westforschung, 1931-1940″.

La Fondation Robert Krieps a attribué le premier prix pour le meilleur mémoire de master en 2009, au jeune historien Bernard Thomas pour son travail sur « La « Westforschung » et « l’identité nationale » luxembourgeoise entre 1931 et 1940 ».

Pour l’attribution du prix, le jury, composé de René Leboutte, Denis Scuto et de Claude Wey, a relevé que le mémoire de Bernard Thomas était le plus accompli, donc aussi le mieux écrit et le plus apte à être publié. Ensuite le mémoire a été jugé comme apportant des éléments nouveaux à l’étude de l’identité luxembourgeoise pendant la période étudiée.

Le prix comprend la publication du mémoire par les soins de la FRK, qui a le grand plaisir d’inviter à une conférence publique :

Vendredi 1er juillet 2011 à 18h00 à la salle « Edmond Dune » au Centre Culturel de Rencontre Neumünster

à l’occasion de la sortie de l’ouvrage. L’entrée est libre.

La présentation par Bernard Thomas des points essentiels de son mémoire sera suivie par une discussion animée par Dr. Denis Scuto (Chargé de cours à l’Université du Luxembourg).

Extrait de l’Avant-propos de l’ouvrage de Bernard Thomas, « Le Luxembourg dans la ligne de mire de la Westforschung 1931-1940, par Dr. Denis Scuto : « Vous vous intéressez à l’Histoire? Alors lisez le premier ouvrage de Bernard Thomas! Vous trouverez dans l’étude de ce jeune historien tout ce qu’on est en droit d’attendre de l’histoire conçue comme discipline scientifique.(…)

Bernard Thomas s’attaque à un sujet qui a longtemps constitué un tabou dans l’historiographie allemande, (…) la Westforschung, recherche destinée dans l’entre-deux-guerres à légitimer les contours d’une Grande Allemagne en Europe de l’Ouest, en se basant sur des critères historiques, linguistiques, géographiques et ethnoculturels (« völkisch »). Il s’agissait en effet non seulement de légitimer le retour des territoires cédés à la suite du traité de Versailles. La construction, dans une optique anti-française, par des chercheurs conservateurs et nationalistes d’un « Westraum » qui englobe des territoires situés en Belgique, dans les Pays-Bas, en France, en Suisse, voire tout un pays comme le Luxembourg, devait aussi et surtout légitimer une politique expansionniste. 

En étudiant les discours sur le Luxembourg développés par la Westforschung sous l’angle de vue de leur réception, de leur impact, de leur mise en relation, Bernard Thomas relève un autre aspect très important. Une idéologie ne se diffuse pas sur la base de la valeur intrinsèque des idées, de leur pertinence et de simple échanges de vues. Pour que des discours aient un impact, pour qu’ils se transforment en croyances, il faut développer une stratégie de diffusion et de persuasion, une rhétorique, il faut toucher les émotions, s’enraciner dans le vécu des personnes, prendre appui sur des éléments familiers.

A l’heure où, au Luxembourg comme à l’étranger, l’histoire reste un réservoir inépuisable de théories que des hommes et des femmes politiques mobilisent pour défendre leurs intérêts et légitimer leur pouvoir, des ouvrages comme celui de Bernard Thomas apportent une bouffée d’air frais qui ne peut que faire jubiler tout esprit critique. A lire donc, d’urgence! »

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